Lettre d’information ReForest – Décembre 2018

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Un projet de recherche et de développement

ReForest se déroule de 2016 à 2019 en région Centre-Val de Loire. Il est financé par le Conseil Régional et piloté par Irstea. Il associe de nombreux acteurs de la forêt et de la chasse. Son objectif est de produire des outils pour améliorer la gestion de l’équilibre forêt-cervidés : connaissance des dégâts forestiers, concertation, actions de gestion, sensibilisation.

La concertation sur l’équilibre forêt-gibier

  • 42 entretiens individuels ont été conduits de mai à octobre 2017 en Eure-et-Loir (28), Loir-et-Cher (41) et dans le Loiret (45), auprès de représentants élus ou de salariés des structures suivantes : DDT, ONCFS, FDC, syndicats forestiers, CRPF, ONF, entreprises de gestion forestière, chambres d’agriculture. Ces entretiens  permettent de mieux comprendre la perception de l’équilibre forêt-gibier par ces différents acteurs et leurs attentes sur ce sujet. L’analyse des résultats est finie pour le 28 et le 45 et en cours pour le 41. Pour en savoir plus
  • Une restitution des résultats des 13 entretiens effectués en Eure-et-Loir a été faite en décembre 2017 auprès des représentants de la chasse et de la forêt de ce département. La réunion, animée par Irstea, s’est déroulée dans les locaux de la DDT 28. A l’issue de la réunion, un consensus a été obtenu pour la poursuite du travail avec Irstea sur l’unité de gestion cynégétique du Senonchois et l’organisation d’un atelier intitulé « indicateurs sylvo-cynégétiques ». Pour le Loiret, une restitution est en cours de planification pour début 2019. Pour en savoir plus
  • Un atelier « indicateurs sylvo-cynégétiques » s’est déroulé le 2 octobre 2018 pour les représentants de la chasse et de la forêt d’Eure-et-Loir. Le cas concret du massif cynégétique cerf R3 (Senonchois) a permis une discussion autour d’un tableau de bord. L’atelier a été précédé de présentations sur les indicateurs de changement écologique et les données sur l’équilibre forêt-cervidés disponibles en forêts privée et publique.

Construction d’indicateurs forestiers

  • L’encadrement de deux stages en 2018 par Irstea, en collaboration avec l’UMR TETIS, a permis de tester le potentiel et les limites de la télédétection satellitaire pour cartographier, annuellement et à différentes échelles (unités de gestion cynégétiques, départements, région), les interventions sylvicoles réalisées. Cette approche consiste à évaluer la représentativité des peuplements potentiellement dégradables par les cervidés (Cerf élaphe et Chevreuil) en vue de proposer de nouveaux d’indicateurs de l’équilibre forêt-gibier. Ces stages ont notamment montré que :
    – la méthode permet de cartographier efficacement les interventions sylvicoles selon une procédure standardisée indifférente à la structure foncière des forêts,
    – l’approche basée sur l’activité chlorophyllienne des arbres s’avère sensible à la phénologie des peuplements et aux incidences climatiques. Un étalonnage de la méthode et des corrections sont à envisager pour éliminer les artefacts indésirés.
  • Ces stages ont pu être réalisés grâce à une collaboration avec la forêt publique et privée : il était nécessaire de constituer un jeu de données de validation pour faire le lien entre les interventions potentielles identifiées par la télédétection et celles réellement réalisées sur le terrain. Les contributions des propriétaires et gestionnaires privés, ainsi que de l’ONF, ont permis de reconstituer entre 2013 et 2018 l’historique des interventions sylvicoles et de les géolocaliser en forêts privées de Bailleau (28), Bois Landry (28), Marchenoir (41) et en forêt domaniale d’Orléans (45).

Pour en savoir plus sur ces stages…

Développement de la plateforme de partage des données

  • Une Charte de partage de données est en cours d’élaboration pour définir les conditions et les modalités de partage des données et des connaissances entre les acteurs de la plateforme collaborative. Cette charte rappelle également les principes de base d’une démarche participative et les règles d’or à respecter pour une concertation réussie. La Charte propose actuellement de différencier quatre niveaux d’accès et d’utilisation des données (public, privé, restreint et confidentiel) afin de garantir à la fois l’accès le plus large possible à l’information et la confidentialité de certaines informations. Le principe de base est de produire des indicateurs à une échelle agrégée qui permet de s’affranchir le caractère confidentiel des données et qui permet la diffusion au tout public.
  • Les procédures de concertation peuvent prendre des formes multiples et variées. Nous tentons actuellement de traduire des procédures de concertation sous forme de flux de travaux (workflow en anglais) sur la plateforme collaborative. Ces flux de travaux permettent d’automatiser d’une suite d’opérations effectuées par une personne ou un groupe de personnes. Dans un premier temps, nous testons cette approche sur la procédure d’élaboration et de validation des indicateurs.
  • Les territoires pilotes auront leur espace propre dédié au partage des données et des connaissances locales. Cet espace permettra aux acteurs locaux d’échanger et de mettre en place des procédures de concertation adaptées à un contexte particulier. L’interface actuel permettra d’ajouter des pages spécifiques pour d’autres massifs ou unités de gestion qui souhaiteraient s’engager dans une démarche participative autour du partage des données et de la co-construction et co-production des indicateurs pour suivre l’équilibre forêt-gibier.

    Contacts

www.irstea.fr

Jean-Pierre Hamard – jean-pierre.hamard@irstea.fr
Anders Mårell – anders.marell@irstea.fr
Agnès Rocquencourt – agnes.rocquencourt@irstea.fr

 

 UR EFNO
Irstea – centre de Nogent-sur-Vernisson
Domaine des Barres 45290 Nogent-sur-Vernisson

Recherche : Les rejets sensibles à l’abroutissement

Source : article publié sur les actualité d’Irstea

Un article récent publié dans Forest Ecology and Management (une revue scientifique internationale à comité de lecture) montre que les rejets de chêne sont sensible à l’abroutissement par les Cervidés. Dans le cadre d’une étude qui viennent d’être menées grâce au dispositif OPTMix (https://optmix.irstea.fr), les scientifiques se sont intéressés à une pratique utilisée depuis longtemps pour la production de bois de chauffage et de poteaux : le recépage. Le recépage consiste à régénérer de nouvelles tiges (appelées rejets) à partir de la souche, suite à la coupe de l’arbre à sa base. Les chercheurs ont voulu savoir si ce processus de régénération dite végétative, par opposition au mode de régénération sexuée qui repose sur le développement d’une graine, pouvait être une méthode pertinente pour renouveler les chênes sessiles dans les forêts mélangées, et si par ailleurs elle était compatible avec la présence des herbivores.

Rejets de chêne broutés par les cervidés. . © J-P. Hamard/IrsteaI

En comparant le développement des rejets de chênes dans des placettes clôturées et non clôturées, et disposant d’un couvert végétal plus ou moins dense, les scientifiques ont étudié l’effet de l’abroutissement des Cervidés sur ces repousses et ont ainsi mis en évidence plusieurs résultats :

  • la mortalité des repousses est plus élevée dans les placettes fréquentées par les cerfs que dans celles qui en sont protégées ;
  • en présence des cerfs, la croissance des rejets est pratiquement nulle ; les tiges sont maintenues à une hauteur de 20 cm, tandis qu’elles poussent de 50 cm par an dans les placettes protégées ;
  • le chêne, espèce pionnière qui nécessite beaucoup de lumière pour croître, s’avère capable de produire des rejets sous un couvert, même avec un faible niveau de lumière ;
  • enfin, quel que soit le gradient de lumière testé, la croissance reste faible en présence des herbivores, ce qui signifie qu’une forte luminosité ne compense pas l’effet du broutage.
Biche broutant des rejets © Y. Boscardin/Irstea

Les résultats montrent que le recours à la pratique de coupe/rejets des chênes pour régénérer la forêt mélangée n’est envisageable que sous conditions, soit en maintenant une très faible population d’herbivores, soit en mettant en œuvre des moyens de protection contre ces animaux. Cette pratique présente néanmoins un atout : la croissance étant plus rapide par rejet que par régénération sexuée, les jeunes chênes atteignent plus vite la taille qui leur permet d’échapper aux herbivores (respectivement 5 ans contre 15 ans) ; l’installation de protections serait donc nécessaire sur une durée beaucoup plus limitée.

En savoir plus


Projet ReForest : Stages contribuant à la construction d’indicateurs forestiers

En 2018, Irstea a encadré deux stages, en collaboration avec l’UMR TETIS, afin de développer des indicateurs forestiers contribuant au pilotage de l’équilibre sylvo-cynégétique. Ces stages ont permis  de mieux comprendre le potentiel et les limites de la télédétection satellitaire pour cartographier à différentes échelles (unités de gestion cynégétiques, départements, région) la réalisation d’interventions sylvicoles et in fine évaluer la représentativité des peuplements potentiellement dégradables par les cervidés (Cerf élaphe et Chevreuil).

Ces stages ont notamment montré que la méthode permet de cartographier efficacement les interventions sylvicoles selon une procédure standardisée indifférente à la structure foncière des forêts. L’approche basée sur l’activité chlorophyllienne des arbres s’avère sensible à la phénologie des peuplements et aux incidences climatiques. Un étalonnage de la méthode et des corrections sont donc à envisager pour éliminer ces artefacts indésirés.

Ces travaux ont pu être réalisés grâce à une collaboration avec la forêt publique et privée : il était nécessaire de constituer un jeu de données de validation pour faire le lien entre les interventions potentielles identifiées par la télédétection et celles réellement réalisées sur le terrain. Les contributions des propriétaires et gestionnaires privés, ainsi que de l’ONF, ont permis de reconstituer entre 2013 et 2018 l’historique des interventions sylvicoles et de les géolocaliser en forêts privées de Bailleau (28), Bois Landry (28), Marchenoir (41) et en forêt domaniale d’Orléans (45).

  • Stage de Bambo FOFANA :
    Apport de la cartographie des coupes rases par télédétection satellitaire dans la construction d’indicateurs forestiers nécessaires au pilotage de l’équilibre sylvo-cynégétique.
    Voir le rapport
  • Stage de Tess DE BACKER :
    Contribution à la validation d’indicateurs forestiers nécessaires au pilotage de l’équilibre sylvo-cynégétique. Apports de la télédétection satellitaire.

    Voir le rapport

Projet ReForest : Restitution des entretiens individuels réalisés en Eure-et-Loir

Une restitution des résultats des 13 entretiens effectués en Eure-et-Loir a été faite en décembre 2017 auprès des représentants de la chasse et de la forêt de ce département : Association Départementale des Chasseurs de Grand Gibier, Centre National de la Propriété Forestière (délégation d’Ile de France et du Centre-Val de Loire), Direction Départementale des Territoires, Fédération Départementale des Chasseurs, de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (service départemental), Syndicat des Forestiers Privés et Office National des Forêts (agence Val de Loire et unité territoriale). La réunion, animée par Irstea, s’est déroulée dans les locaux de la DDT de Chartres.

Pour en savoir plus sur les entretiens d’Eure-et-Loir :  résumé de la synthèse

Les échanges ont montré la difficulté pour les participants à appréhender l’ensemble du projet ReForest. Des inquiétudes ont notamment été exprimées quant aux suites qui seront données au projet, telles que d’éventuelles nouvelles contraintes réglementaires pour les acteurs. Des critiques ont également été formulées sur l’échantillon de personnes rencontrées en enquête (absence de parité forestiers/chasseurs, nombre insuffisant de représentants du monde agricole).

Les débats ont ensuite concerné la concertation dans le département avec un rappel (i) de la qualité du dialogue entre les participants et de leur volonté de travailler ensemble, y compris pour tester des méthodologies de concertation, (ii) du manque persistant d’indicateurs (pression sur la flore, impact sur les peuplements forestiers) malgré quelques initiatives. L’importance de la communication, en particulier avec le terrain, a été rappelée avec l’exemple des formations sur l’équilibre forêt-gibier assurées par le CRPF, l’ANCGG et le syndicat des forestiers privés

A l’issue de la réunion, un consensus a été obtenu pour la poursuite du travail avec Irstea sur l’unité de gestion cynégétique du Senonchois (R3), à condition d’une vigilance pour que les futurs résultats soient utilisés avec discernement. L’organisation d’un atelier intitulé « indicateurs sylvo-cynégétiques » a également été proposée aux participants, afin d’expliquer et d’illustrer les spécificités et limites des indicateurs, ainsi que l’intérêt d’associer différents types d’indicateurs.

Projet ReForest : Bilan des entretiens réalisés en Eure-et-Loir

Méthodologie

Des entretiens individuels de type semi-directif ont été réalisés par Irstea, dans le département d’Eure-et-Loir, de mai à octobre 2017 auprès de 13 acteurs impliqués dans l’équilibre forêt-cervidés : représentants de l’Etat (3 personnes), professionnels de la gestion cynégétique ou forestière (5 personnes), représentants départementaux de la forêt, de la chasse et de l’agriculture (5 personnes). Plus précisément, les représentants élus ou les salariés des structures suivantes ont été écoutés : DDT, ONCFS, FDC, syndicats forestiers, CRPF, ONF, entreprises de gestion forestière, chambres d’agriculture. Les questions posées ont permis de connaître et mieux comprendre la perception de l’équilibre forêt-gibier par ces différents acteurs et leurs attentes sur ce sujet. La durée d’un entretien variait entre 1h45 et 3h30.

Les résultats ci-dessous correspondent aux perceptions et perspectives exprimées par les personnes interrogées.

Perceptions de la situation actuelle

Les principaux résultats de ces entretiens indiquent que les problèmes associés à l’équilibre forêt-cervidés sont surtout liés aux dégâts forestiers et agricoles. Ces dégâts sont une conséquence d’objectifs divergents entre acteurs, de difficultés à appliquer la gestion cynégétique, du manque de moyens et de niveaux d’implication dans la gestion différents selon les groupes d’acteurs (services de l’état, mondes cynégétique, sylvicole, agricole et scientifique). Chaque groupe d’acteurs a des rôles et des fonctions privilégiés, sauf les propriétaires forestiers privés qui ont des intérêts variés. Le relationnel entre les acteurs est jugé globalement satisfaisant, avec l’amélioration de la transparence, de l’écoute et du consensus. Mais, quelques problèmes de compréhension mutuelle entre groupes et des désaccords locaux entre chasseurs, agriculteurs et forestiers persistent. Pour finir, les suivis par indicateurs sont jugés indispensables pour une bonne gestion de l’équilibre forêt-cervidés. Cependant, il manque des données fiables sur l’impact forestier des cervidés et le déplacement des cerfs.

Perspectives

Les perspectives dressées par les interlocuteurs sont plutôt pessimistes avec des scénarios d’augmentation des populations de cervidés et en conséquence des problèmes de renouvellement forestier ou sanitaires. Toutefois, les interlocuteurs restent optimistes : ils envisagent de « travailler ensemble » pour pallier et/ou remédier à ces problèmes potentiels (i) en mettant en place des actions de sensibilisation, (ii) en réformant le processus de concertation, (iii) en améliorant les outils d’aide à la décision et (iv) en modifiant les pratiques actuelles de gestion forestière et cynégétique grâce à la sensibilisation et/ou l’application du cadre réglementaire.

Remerciements aux personnes qui ont participé à l’enquête pour nous avoir accordé autant de temps, aux structures employant ces personnes pour avoir permis la réalisation des entretiens, à la DDT 28 pour l’accueil de la restitution dans ses locaux et aux partenaires du projet ReForest pour leur appui méthodologique.

Publication du tome 1 des Cahiers Cynégétiques par la FRC Bretagne : les relations forêt-cervidés.

La Fédération Régionale des Chasseurs de Bretagne vient de faire paraître le premier titre de la collection « les Cahiers Cynégétiques ». Il porte sur les relations forêt-cervidés.

Ouvrage de synthèse et technique, il est voulu comme un appui aux concertations nécessaires pour que les intérêts des chasseurs et de leur Fédération et des propriétaires forestiers puissent être préservés.

Pour en savoir plus : http://www.chasserenbretagne.fr/savoir-faire/gestion-de-la-faune-et-du-gibier/les-relations-foret-cervides-economie-acteurs-gestion-les-cahiers-cynegetiques.html

EquiForCe 76 : un séminaire sur l’équilibre forêt-cervidés (Rouen, 27 juin 2017)

Le séminaire EquiForCe 76 s’est déroulé à Rouen le 27 juin 2017 sur le thème «Comment concilier les enjeux forestiers et cynégétiques ?».

Cette journée d’échanges a regroupé une centaine de représentants, institutionnels, et gestionnaires impliqués dans la gestion de l’équilibre forêt-cervidés. Son objectif était de préciser les conditions d’une gestion concertée et efficace en s’appuyant sur des exemples concrets, plus particulièrement en Seine-Maritime mais aussi sur le territoire métropolitain.

Les interactions avec la salle ont été nombreuses et ont permis des échanges sur les expériences de gestion (Seine-Maritime, Sylvafaune, Côtes d’Armor…) et les outils sur lesquels appuyer cette gestion (gestion adaptative, indicateurs, territoire pilote…).

Le séminaire a permis de proposer des pistes de travail pour améliorer la gestion de l’équilibre forêt-cervidés, en particulier avec le développement d’une méthode d’évaluation du niveau de risque de dégâts aux peuplements forestiers. Ces pistes restent à approfondir. Ceci fera l’objet de travaux ultérieurs, menés par les acteurs de la Seine-Maritime, en collaboration avec Irstea.

Pour plus d’informations, consulter le site du séminaire EquiForCe 76

Publication de la première lettre d’information du projet ReForest

La première lettre d’information du projet ReForest a été publiée en mai 2017. Cette lettre est née de la nécessité d’informer les personnes associées au projet, sur l’avancement du travail. Ce bulletin sera semestriel, pour la durée du projet.

Le numéro de mai 2017 a pour objectif de présenter les objectifs du projet, la méthodologie retenue, ainsi que les travaux prévus en 2017.

Consulter la lettre d’information de mai 2017

Réunion des correspondants sylvo-cynégétiques des CRPF

Harmoniser les outils de diagnostic de l’équilibre forêt-gibier

sur l’ensemble des régions

Le jeudi 6 avril dernier, les correspondants sylvo-cynégétique des CRPF se sont réunis à la Fédération des Forestiers Privés de France à Paris pour discuter les possibilités d’harmoniser et mettre en place des outils de diagnostic de l’équilibre forêt-gibier dans les forêts privées.

Sous la présidence de Mme Hubert (directrice générale du CNPF) et de M. Pierre Beaudesson (CNPF), les correspondants sylvo-cynégétiques ont fait état des outils de diagnostic développés en vue de participer à la restauration de l’équilibre forêt-cervidés. Les 13 participants ont discuté autour du Livre Blanc pour un équilibre faune flore en Alsace, du guide pratique de l’équilibre forêt-gibier en Bretagne et des observatoires régionaux en Aquitaine et en Haute France. Ils ont également partagés leurs expériences sur des enquêtes, des fiches techniques et des protocoles de diagnostic. Le projet ReForest était représenté par Anders Mårell et Cédric Patinaud qui ont présenté les objectifs et le contenu du projet. M. Mårell a souligné la force des outils au sein des CRPF comme la base de données Merlin et les documents de gestion durable (plan simple de gestion, code des bonnes pratiques sylvicoles) qui devraient être mobilisés dans la gestion de l’équilibre forêt-gibier.

Cette table ronde fut l’occasion de mettre en avant la priorité des 3 actions sylvo-cynégétiques parmi les 45 préconisées dans le cadre du nouveau Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) signé le 2 février 2017 à la demande du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (http://www.cnpf.fr/actualite/voir/855/n:1543).

De ces 3 fiches-actions découle la mise en place d’une cellule innovation (action n°23), dont la collaboration méthodologique des experts forestiers (SPF, CRPF et ONF) permettra d’harmoniser les outils de diagnostic et de contrôle pour avoir la capacité d’identifier les zones en déséquilibre et de « cristalliser les graines d’un système à rendre dynamique » pour une cohésion régionale en termes d’objectifs et de représentativité dans la Commission paritaire à la CDCFS. Rappelons ici que la consolidation des relations entre différents acteurs concernés par la gestion de l’équilibre forêt-gibier ne pourra évoluer que par la reconnaissance des compétences respectives, qui sera notamment rendue possible grâce à l’organisation de diagnostics partagés (action n°24) et de formations concertées à différents niveaux (action n°25).

Dans le cadre du projet ReForest, nous poursuivons les échanges avec les CRPF en essayant de trouver des synergies entre les différentes initiatives, afin d’optimiser les ressources et de mobiliser les informations disponibles. L’harmonisation d’une procédure au niveau national pour le suivi et le diagnostic de l’équilibre forêt-gibier au sein des CRPF sera un pas en avant.

Réunion Sylvafaune-ReForest

Une réunion s’est tenu à Nogent-sur-Vernisson le 27 février 2017 pour échanger entre le programme national « Sylvafaune » (piloté par l’ONCFS) et le projet ReForest. Le programme « Sylvafaune » est une démarche participative visant à donner aux gestionnaires forestiers et cynégétiques les moyens de partager des informations et de construire une gestion concertée de la gestion de l’équilibre forêt-gibier.

Participants:

  • Anders Mårell, Irstea (coordinateur du projet ReForest)
  • Manon Viel, ONCFS (coordinateur du programme Sylvafaune)
  • Jean-Pierre Hamard, Irstea, UR EFNO
  • Frédéric Michau, ONCFS, DIR Centre-Val de Loire et Ile-de-France
  • Jean-Noël Rieffel, ONCFS,  DIR Centre-Val de Loire et Ile-de-France
  • Agnès Rocquencourt, Irstea, UR EFNO

Une étroite collaboration entre les deux initiatives va se mettre en place.

Les 6 massifs qui ont été sélectionnés d’y participer au programme Sylvafaune.